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Isula muntagna, le magazine de la montagne Corse

Biodiversità

Rédigé le Dimanche 5 Novembre 2017 à 15:20 | Lu 28 fois | 0 commentaire(s)

# ISULA MUNTAGNA N°2


Voilà, le mot est lâché, en voici la définition : « La biodiversité, composé des mots « bio » (du grec βίος : « vie ») et « diversité », est la diversité de la vie sur terre. Elle s'apprécie en considérant la diversité des écosystèmes, des espèces et des gènes dans l'espace et dans le temps, ainsi que les interactions au sein de ces niveaux d'organisation et entre eux ».
 
Si la diversité du monde du vivant a fasciné les esprits dès l’Antiquité, ce n’est qu’au XVIIIème et XIXème siècle que l’idée de protection de la nature apparaît. L’évolution des sciences naturelles, mais aussi de toutes les sciences, a fait progresser la technologie et l’industrie jusqu’à aujourd’hui. Début Juillet, nous avons accueilli à Ajaccio les assises nationales de la biodiversité. Nous ne savions pas encore que l’été allait être aussi « meurtrier ». Sécheresse, températures caniculaires soutenues dans le temps, incendies, notre île a souffert comme jamais et l’eau qui l’entoure ne nous a pas préservé du changement fortement marqué des nouvelles conditions climatiques. Nos scientifiques insulaires, remarquables témoins et observateurs inlassables de notre territoire, avaient donc raison lorsqu’ils nous annonçaient ces justes prédictions. De relevés en diagrammes, les chiffres sont là, implacables de vérité : nous allons connaître des jours nouveaux et nous nous en serions bien passés, avec des difficultés croissantes auxquelles il va falloir faire face et s’adapter. S’adapter, car l’on sait pertinemment que nous ne pouvons infléchir la courbe du jour au lendemain. L’espoir de sortir de ce cercle vicieux est de plus en plus mince. Les acteurs ruraux, témoins de premier ordre, qu’ils soient éleveurs, producteurs, apiculteurs, artisans, petites entreprises, chasseurs, retraités, etc. commencent aujourd’hui à faire le bilan d’un été catastrophe et tirent le signal d’alarme.

Nous réagissons à la vitesse de l’escargot, et, contrairement à la fable de La Fontaine du lièvre et de la tortue, ce lièvre-là ne s’arrête pas en chemin et va bon train. Les pouvoirs publics font ce qu’ils peuvent, c’est-à-dire trop peu, beaucoup trop peu encore. Même s’il y a de la bonne volonté et une prise de conscience, le chantier est énorme. 
Notre patrimoine est sensible, fragile, tout comme notre équilibre économique. Soyons vigilants et forts de nos convictions, poursuivons notre engagement. N’attendons pas tout des institutions. Notre salut viendra de nous-mêmes et en agissant tous ensemble.

Alors, que nous reste-t-il comme moyen d’agir ? Changer nos comportements, certainement, et se comporter avec moins d’égoïsme, car si chacun de nous passe à l’acte, alors les choses commenceront un peu à changer. C’est pour cela qu’il nous est apparu impératif d’évoquer, au travers de nos articles et de nos reportages, tous les enjeux de notre territoire et de donner, fidèle à notre ligne rédactionnelle, la parole à ceux qui y vivent.

Notre patrimoine est sensible, fragile, tout comme notre équilibre économique. Soyons vigilants et forts de nos convictions, poursuivons notre engagement. N’attendons pas tout des institutions. Notre salut viendra de nous-mêmes et en agissant tous ensemble.

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