Or, le métier de berger n’est plus considéré avec le respect qu’il inspirait autrefois, et je le déplore profondément. Aujourd’hui, la préservation de cette profession, tout comme celle des estives, devient un véritable combat. Entre la spéculation foncière, le manque de reconnaissance accordé à ce travail essentiel et les effets du surtourisme, exercer ce métier dans des conditions dignes relève parfois du calvaire.
Pourtant, cette profession, aussi exigeante soit-elle, demeure d’une valeur inestimable. Elle exige une endurance physique constante, une présence quotidienne, une attention de chaque instant. Mais elle offre en retour un lien rare avec la nature, avec le vivant, avec ce qui demeure essentiel. Pour ma part, il m’importe de travailler avec respect : accueillir ce que la terre offre sans jamais l’épuiser, bénéficier de ses richesses sans la maltraiter. Il est tout aussi fondamental de considérer les animaux non comme de simples outils de production, mais comme des êtres vivants dont nous avons la responsabilité. Ici, ils naissent, vivent et grandissent avec dignité.
Lorsque je suis en estive, l’été, auprès de mes chèvres, je mesure pleinement.....Retrouvez l'intégralité de l'article de notre numéro24, disponible sur notre site ou en point presse de Corse





